Portrait du moment
Maurice LE LAMER
Né en 1935, Maurice LE LAMER est originaire de Kerguillé à La Trinité sur Mer. Jusqu’en 1947, il fréquente l’école publique de la commune. Ensuite, il effectue ses études secondaires au Lycée Dupuy de Lôme à Lorient, puis au Lycée Jules Simon à Vannes. Il entreprend une licence de Sciences de la Nature à la Faculté des Sciences de Rennes et obtient son CAPES en 1960.
Il devient alors professeur et exerce à l’Ecole Normale puis à l’I.U.F.M. de Vannes.
Depuis 1995, Maurice est à la retraite et s’est investi dans la vie communale en tant que Conseiller Municipal depuis 2001. Il est auteur et co-auteur de quatre ouvrages sur la commune, tous édités par l’association « La Vigie ». Le dernier retrace l’histoire récente du port.
Nous lui avons posé quelques questions…
Qu’est-ce qui vous attire dans le rôle de Conseiller Municipal ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous impliquer dans les décisions concernant votre commune ?
C’est d’abord une question de curiosité, absolument pas d’ambition personnelle. Je n’avais jamais participé de près au fonctionnement d’une commune. Je souhaitais apprendre et comprendre les relations entre les différents acteurs institutionnels et avec la population. Cette expérience m’a permis d’avoir un regard « vrai » sur ma commune. Je fais bien sûr partie de différentes commissions internes et intercommunales et j’aime participer à la mise en œuvre des projets proposés lors des réunions.
Vous êtes l’auteur de « Histoire et histoires du Port – 1940-2010 », paru en avril 2011. Comment avez-vous eu l’idée d’écrire un livre ?
Je suis un membre actif de l’association « La Vigie » qui a pour but de promouvoir le patrimoine trinitain. Je m’intéresse à l’histoire des lieux, des gens, des objets… Les archives de la Mairie, auxquelles j’ai eu très facilement accès en tant que membre du Conseil Municipal, possèdent des documents précis et précieux sur les transformations du port et l’installation de la plaisance. J’ai pensé que ces informations pouvaient intéresser d’autres personnes que moi.
Pourquoi ne pas les utiliser et en faire un livre ?
Les expériences précédentes dans ce domaine avaient été encourageantes. Pourquoi pas celle-là ? J’ai dû rencontrer des témoins trinitains afin de recueillir leurs impressions et surtout leurs souvenirs. Les photos, et notamment d’anciennes cartes postales, ont été des témoins extrêmement précieux de ce passé. Il y a cependant quelques lacunes, en particulier la période de la guerre.
Quel accueil avez-vous eu ? Avez-vous rencontré des difficultés particulières ?
J’ai été très bien accueilli par les personnes que j’ai rencontrées et cela m’a grandement facilité la tâche. Il faut dire que, pour la plupart, je les connaissais très bien et depuis longtemps. J’ai ainsi pu récupérer des documents et des témoignages.
Des difficultés ? Pas vraiment car, j’ai pris mon temps pour réaliser cet ouvrage et c’est à mon avis énorme ! J’ai commencé à dépouiller les archives en 2006 et j’ai commencé à rédiger en avril 2010, environ un an avant la parution de mon livre. Bien sûr, il y a eu des moments creux et même des moments de doutes mais, cela fait partie du jeu. Le plus délicat a été d’intégrer les différentes informations dans un ensemble cohérent et facile d’approche pour le lecteur, de concilier la forme et le fond.
Certaines « histoires » étaient anecdotiques. L’important pour moi était de bien les utiliser en les plaçant dans un contexte où elles prennent toute leur signification.
Pour le moment, je n’ai eu que des échos encourageants de la part des lecteurs intéressés. Ce sont pour la plupart des locaux, quelques fois acteurs ou témoins de cette évolution.
Extrait du livre « Histoire et histoires du Port 1940-2010 »












